Chapter VII: Epilogue: (Même décoration qu'au premier acte.)
(On retrouve tous les personnages dans la situation où on les a laissés
à la fin du premier acte.)
HOFFMANN.
Voilà quelle fut l'histoire
Des mes amours
Dont la mémoire
En mon coeur restera toujours.
LE CHOEUR.
Bravo, bravo, Hoffmann.
HOFFMANN.
Ah, je suis fou!... A nous le vertige divin Des esprits de l'alcool, de la bièrre et du vin A nous l'ivresse et la folie Le nèant par qui l'on oublie.
NICKLAUSSE.
Ah! je comprends! trois drames dans un drame Olympia?
HOFFMANN.
Fracassée!
NICKLAUSSE.
Antonia.
HOFFMANN.
Ah pour elle le dernier couplet de la chanson de Klein-Zach! Quand il avait but de genièvre et de rack If fallait voir flotter les pans de son frac Comme des herbes dans un lac Le monstre faisait flic flac Flic flac, Voilà Klein-Zach.
LE CHOEUR.
Flic flac,
Voilà Klein-Zach.
LE CHOEUR.
Allumons le punch!... grisons-nous! Et que les plus fous Roulent sous la table. Luther est un brave homme, Tire lan laire, tire lan la! etc., etc.
(Les étudiants entrent en tumulte dans la salle voisine. Hoffmann reste
comme frappé de stupeur.)
LA MUSE (paraissant).
Et moi? Moi, la fidèle amie Dont la main essuya tes yeux? Par qui la douleur endormie S'exhale en rêve dans les cieux? Ne suis-je rien? Que la tempête Des passions s'apaise en toi! L'homme n'est plus; renais poète! Je t'aime, Hoffmann! appartiens-moi! Des cendres de ton coeur réchauffe ton génie. Dans la sérénité souris à tes douleurs, La Muse adoucira ta souffrance bénie, On est grand par l'amour et plus grand par les pleurs!
(Elle disparaît.)
HOFFMANN (seul).
O Dieu! de quelle ivresse embrases-tu mon âme, Comme un concert divin ta voix m'a pénétré, D'un feu doux et brûlant mon être est dévoré, Tes regards dans les miens ont épanché leur flamme, Comme des astres radieux. Et je sens, ô Muse aimée, Passer ton baleine embaumée Sur mes lèvres et sur mes yeux!
(Il tombe, le visage sur une table.)
(HOFFMANN, STELLA, LINDORF, NICKLAUSSE, Les Etudiants.)
STELLA (allant vers Hoffmann.)
Hoffmann endormi!...
NICKLAUSSE.
Non!... ivre-mort!... Trop tard, madame!
LINDORF.
Corbleu!
NICKLAUSSE.
Tenez, voilà le conseiller Lindorf qui vous attend.
(Stella s'appuie sur le bras de Lindorf, s'arrête pour regarder
Hoffmann, détache une fleur de son bouquet et la jette à ses pieds.)
FIN
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