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Chapter LXVIII: Book VI: On the Logic of the Moral Sciences

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“Si l’homme peut prédire, avec une assurance presque entière, les
phénomènes dont il connaît les lois; si lors même qu’elles lui
sont inconnues, il peut, d’après l’expérience, prévoir avec une
grande probabilité les événements de l’avenir; pourquoi
regarderait-on comme une entreprise chimérique, celle de tracer
avec quelque vraisemblance le tableau des destinées futures de
l’espèce humaine, d’après les résultats de son histoire? Le seul
fondement de croyance dans les sciences naturelles, est cette
idée, que les lois générales, connues ou ignorées, qui règlent les
phénomènes de l’univers, sont nécessaires et constantes; et par
quelle raison ce principe serait-il moins vrai pour le
développement des facultés intellectuelles et morales de l’homme,
que pour les autres opérations de la nature? Enfin, puisque des
opinions formées d’après l’expérience ... sont la seule règle de
la conduite des hommes les plus sages, pourquoi interdirait-on au
philosophe d’appuyer ses conjectures sur cette même base, pourvu
qu’il ne leur attribue pas une certitude supérieure à celle qui
peut naître du nombre, de la constance, de l’exactitude des
observations?”—CONDORCET, _Esquisse d’un Tableau Historique des
Progrès de l’Esprit Humain_.

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A System of Logic, Ratiocinative and InductiveChapter LXVIII: Book VI: On the Logic of the Moral Sciences

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