Chapter XXI: Appendix: I (3)
“A ces présentes est intervenu Me. François-Jacques Millot,
procureur au Parlement, demeurant à Paris, rue Percée, paroisse
St. Séverin. Fondé de la procuration spéciale pour ce qui
suit dû, Sieur François Lenoir, maître de poste, et dame
Marie-Geneviève Camus, son épouse, de dame Elisabeth Camus,
veuve du Sieur Nicolas Jeannet et de demoiselle Anne Camus,
fille majeure, demeurant tous à Arcy-sur-Aube, passée en brevet
devant Morey notaire à Troyes, en présence de témoins, le
deux décembre dernier, l’original de laquelle dûment contrôlé
légalisé a été certifié véritable et déposé pour minute à Me.
Dosfant, l’un des notaires soussignés par acte du vingt-huit
du présent mois. Lequel a, par ces présentes, rendu et
constitué lesdits Sieur et dame Lenoir, dame veuve Jeannet et
demoiselle Camus, cautions et répondants solidaires dudit Me.
Danton envers ledit Me. Huet de Paisy, ce faisant les oblige
solidairement avec lui, séparément les uns avec les autres
au payement desdites douze mille livres qui restent dues sur
ladite pratique, intérêts d’icelle, et au payement des dix
mille livres, prix du corps dudit office aux époques ci-dessus
fixées, à quoi ledit Me. Millot, audit nom, affecte, oblige et
hypothèque sous ladite solidarité, généralement tous les biens,
meubles et immeubles, présents et à venir de ses constituants.
“Ledit M. Danton déclare que dans, les cinquante-six mille
livres par lui ci-dessus payées, il y a trente-six mille livres
qui proviennent des deniers qu’il a empruntés à demoiselle
Françoise-Julie Duhauttoir, demoiselle majeure, et quinze mille
livres qu’il a empruntées du Sieur François-Jérôme Charpentier,
contrôleur des fermes, sous le cautionnement desdits Sieur et
dame Lenoir, dame veuve Jeannet et demoiselle Camus.... (_What
follows is the receipt in full, signed by Huet de Paisy in
December 1789._)
“Et le trois décembre mil sept cent quatre-vingt-neuf, est
comparu devant les notaires à Paris, soussignés, ledit Me. Huet
de Paisy, nommé et qualifié en l’acte ci-devant, demeurant à
Paris, rue des Couronnes, près de Belleville,—Lequel a reconnu
avoir reçu dudit Me. Danton aussi ci-devant nommé, qualifié
et domicilié, à ce présent, la somme de treize mille cinq
cent livres composée, 1ᵒ des douze mille livres qui, sur le
prix du traiteé ci-devant, avaient été stipulées payables en
quatre années du jour de la réception dudit Me. Danton et sur
lesquelles ce dernier devait exercer l’effet de la garantie
contractée par ledit Me. de Paisy, par le traiteé ci-devant,
relativement à l’affaire du Sieur Papillon de la Grange, de
l’effet de laquelle garantie, quoique cette affaire ne soit pas
encore terminée, ledit Me. Danton décharge ledit Me. de Paisy;
2ᵒ et de quinze cents livres pours les intérêts de ladite somme
de douze mille livres échus jusqu’au premier octobre dernier
qu’ils ont cessé de courir, de convention entre les parties; de
laquelle somme de treize mille cinq cents livres et de toutes
choses au sujet dudit traité, ledit Me. Huet de Paisy quitte
et décharge Me. Danton;—Dont acte fait et passé à Paris, en
l’étude, lesdits jour et an et ont signé.”
(_b_) FROM THE MARRIAGE-CONTRACT OF DANTON AND MDLLE. CHARPENTIER, _9th June 1787_.
“Par devant les conseillers du Roi, &c....
“Me. Georges-Jacques Danton, avocat ès conseils du Roi,
demeurant à Paris, rue de la Tissanderie, paroisse de Jean
en Grève, fils du defunt Sieur Jacques Danton, bourgeois
d’Arcis-sur-Aube, et dame Jeanne-Madeleine Camus, sa veuve
actuellement épouse du Sieur Jean Reordain négociant audit
Arcis-sur-Aube, de présent à Paris, logée chez ledit sieur, son
fils, à ce présent, stipulant le dit Me. Danton d’une part.
“Et Sieur François-Jerome Charpentier, controleur des Fermes,
et dame Angelique-Octavie Soldini, son épouse... demeurant à
Paris, quai de l’École, paroisse de St. Germain l’Auxerrois,
stipulant pour... demoiselle Antoinette-Gabrielle Charpentier
leur fille majeure... d’autre part.
“... Ont arrêté les conventions civiles dudit mariage ... à
savoir...
(_Then follow the names of the witnesses to the contract;
their only importance is the idea they give us of the social
position of the two bourgeois families concerned. They include
Papillon, a surgeon; Dupont, a lawyer of the Châtelet; Duprat
and Gousseau, barristers; Wislet, a banker; Mme. Tavaval, widow
of a painter to the Court, and so forth._)...
“... Les biens dudit futur époux consistent:—
“(1ᵒ) Dans l’office d’avocat aux conseils... acheté à Me. Huet
de Paisy... le 29 mars dernier... moyennant la somme de 68,000
livres qu’il doit en entier soit audit Me. Huet de Paisy, soit
aux personnes qui lui ont prêté les sommes qu’il a payées
comptant.
“(2ᵒ) Dans de terres, maisons et heritages situé audit
Arcis-sur Aube et aux environs de valeur de la somme de 12,000
livres....
“Les père et mère de ladite demoiselle lui donnent en dot
... une somme de 18,000 livres... pour s’acquitter de cette
somme ils... déchargent ledit Me. Danton de celle de 15,000
livres qu’ils lui ont prêtée, et qui a été employée par lui au
payement de partie du prix... attachée à l’office dudit Me.
Huet de Paisy....
“Ils ont présentement payé audit Me. Danton les 3000 livres
completant les dix huit milles livres.
“Enfin ladite demoiselle future épouse apporte ... la somme de
2000 livres provenant de ses gains et épargnes.”
(_The remainder of the document is a statement of the
“community property” in marriage and the settlements made in
case of decease, the whole regulated by the “custom of Paris.”
They have no interest for this book._)
(_c_) FROM THE NOTE LIQUIDATING DANTON’S PLACE AT THE CONSEILS DU ROI AND HIS RECEIPT FOR THE REIMBURSEMENT, _8th and 11th of October 1791_. HELD BY DE MONTMORIN IN HIS OFFICE.
“Nous, Louis-César-Alexandre-Dufresne Saint-Léon, commissaire
du Roi, directeur général de la liquidation.
“Attendu la remise à nous faite des titres originels...
concernant l’office d’avocat ès conseils du Roi dont était
titulairé ... le Sieur Georges-Jacques Danton.
“Ledit office liquidé... par décret de l’Assemblée Nationale
... sanctionné par le Roi le deux octobre, à la somme de 69,031
livres 4 sols.... Avons delivré au Sieur Danton... la présente
reconnaissance définitive de la dite somme de 69,031 livres 4
sols, qui sera payée a la caisse de l’extraordinaire....
“M. Georges-Jacques Danton, avocat ès conseils, en présence
des soussignés... a reconnu... la liquidation... de l’office
d’avocat ès conseils du Roi dont été titulairé... ledit
Georges-Jacques Danton... savoir.
“(1ᵒ) 78,000 livres... principale moyennant laquelle il a
acquis l’office le 29 Mars 1787.
“(2ᵒ) 240 livres pour le remboursement du droit de mutation.
“(3ᵒ) 416 livres 4 sols pour celui du Marc d’or.
“(4ᵒ) 125 livres pour celui des frais de Sceau.
“Deduction faite de 9750 pour le huitième du prix retenu....
Au moyen du paisement effectif qui sera fait audit Sieur Danton
de ... 69,031 livres 4 sols ... quitte et décharge l’état, M.
Dufresne de Saint-Léon et tous autres de ladite somme de 69,031
livres 4 sols ... &c.” (_The remainder of the document is the
mention of the original deed of sale having been shown to the
liquidator, and the correction of certain clerical errors in a
former document._)
VII
EXTRACTS FROM DOCUMENTS
SHOWING THE SITUATION OF DANTON’S APARTMENT IN THE COUR DE COMMERCE, ITS FURNITURE AND VALUE, &C.
The extracts given below are of a purely personal interest, and do not add anything material to our knowledge of the Revolution. On the other hand, they are of value to those who are chiefly concerned with Danton’s personality, and with the details of his daily life. They show what kind of establishment he kept, with its simple furniture, its two servants, its reserve of money, &c., and enable us to make an accurate picture of the flat in which he lived, and of its position. It is from them that I have drawn the material for my description of the rooms in Appendix II. on p. 329. Incidentally, they tell us the profession of M. Charpentier’s brother (a notary), give us a view of the religious burial practised in the spring of 1793, show us, as do many of his phrases elsewhere, the entire absence of anti-clericalism in Danton’s family as in his own mind, the number of the house, the name of its proprietor, Danton’s wardrobe, his wine, the horse and carriage which he bought for his hurried return from Belgium, and many other petty details which are of such interest in the study of an historical character.
Like most of the documents quoted in this Appendix, they are due to the industry and research of Danton’s biographer, Dr. Robinet, and will be found in his Memoir on Danton’s private life. They are three in number:—
(_a_) The various declarations of Thuiller, the justice of the peace for the Section du Théâtre Français. He put seals upon the doors and furniture (as is the French custom) upon the death of Danton’s first wife. This death occurred on February 11, 1793, while Danton was away on mission in Belgium, and the visit of the justice of the peace is made on the following day, the 12th. Danton returns at once, and the seals are removed on various occasions, from the 24th of March to the 5th of April, in the presence of Danton himself, or of his father-in-law, Charpentier.
(_b_) The inventory which accompanied the sealing and unsealing of the apartments.
(_c_) The raising of the seals which were put upon the house after Danton’s execution. Interesting chiefly for the astonishing writing and spelling of the new functionaries.
All the three were obtained by Dr. Robinet from the lawyers who have succeeded to, or inherited from, the original “Etudes” where the documents were deposited.
“Cejourd’hui douze février mil sept cent quatre-vingt-treize,
l’an deuxième de la République française, dix heures du matin,
nous, Claude-Louis Thuiller, juge de paix de la section du
Théâtre-Français, dite de Marseille, à Paris, sur ce que
nous avons appris que la citoyenne Antoinette-Gabrielle
Charpentier, épouse du citoyen Georges-Jacques Danton, député
à la Convention Nationale, était décédée le jour d’hier
en son appartement, rue des Cordeliers, cour du Commerce,
dans l’étendue de notre section, et attendu que ledit
citoyen Danton est absent par commission nationale, nous
sommes transporté avec le citoyen Antoine-Marie Berthout,
notre secrétaire-greffier ordinaire, en une maison sise à
Paris, rue des Cordeliers, cour du Commerce, et parvenus à
l’entrée de l’escalier qui conduit à l’appartement dudit
citoyen Danton, nous avons trouvé des prêtres de la paroisse
de Saint-André-des-Arts et le cortège qui accompagnait
l’enlèvement du corps de la d. Charpentier, épouse dudit
citoyen Danton, et étant montés au premier étage au-dessus de
l’entresol et entrés dans l’appartement dudit citoyen, dans un
salon ayant vue sur la rue des Cordeliers, nous y avons trouvé
et par-devant nous est comparue la citoyenne Marie Fougerot,
fille domestique dudit citoyen Danton.—Laquelle nous a dit
que ladite citoyenne Antoinette-Gabrielle Charpentier, épouse
dudit citoyen Danton, est décédée dans la nuit du dimanche
au lundi dernier en l’appartement où nous sommes, par suite
de maladie; que ledit Danton est absent par commission de la
Convention Nationale; que la mère de ladite défunte Charpentier
a envoyé chercher hier son fils encore en bas âge, qu’elle
comparante, le citoyen Jacques Fougerot, son frère qui, depuis
quinze jours, habite la maison où nous sommes, et la citoyenne
Catherine Motin, aussi fille domestique dudit citoyen Danton,
sont les seuls qui restent dans l’appartement dudit Danton;
que les clefs des meubles et effets étant dans l’appartement
où nous sommes ont été prises et emportées par la mère de
ladite défunte Charpentier qui était présente à ses derniers
moments; qu’elle vient d’envoyer chercher lesdites clefs chez
le citoyen Charpentier, qui demeure quai de l’École. Et a signé
M. Fougerot.
“A l’instant est comparu le citoyen François-Jérôme
Charpentier, demeurant à Paris, quai de l’École, nᵒ 3, section
du Louvre.—Lequel nous a représenté un paquet de clefs.”
(_a_) EXTRACTS FROM THE “APPOSITION DES SCELLÉS” BY M. THUILLER, JUSTICE OF THE PEACE, ON FEBRUARY 12, 1793, AND FROM THE “VACATIONS” BY THE SAME.
“Surquoy nous, Juge de Paix susdit ... avons apposé nos scellés
comme il suit. Premierment dans le dit salon ayant vu sur la
rue des Cordeliers ... dans un petit salon étant en suite ayant
même vue ... dans la chambre à coucher étant en suite et ayant
même vue....
“Le citoyen Charpentier a fait observer des louis que ledit
citoyen Danton avait remis à sa femme pour payer aux mandats
de ceux qui viendraient le rejoindre dans la Belgique.—Des
scellés ... sur une porte d’un cabinet noir qui communique
avec une petite chambre à coucher ... sur la porte d’entrée
dudit cabinet noir ... dans une chambre dernière le salon
ayant vue sur la cour du Commerce... dans un anti-chambre près
de la cuisine ayant vue sur la cour du Commerce.... Dans une
chambre de domestiques à l’entresol.... Dans la petite salle
audessous.... Dans la salle a manger ayant vue sur la cour du
Commerce.... Dans une chambre en suite à toilette.... Dans la
cuisine.... Dans la cave....
“Et le 24 février 1793, l’an deuxième de la République
française, est comparu devant nous le citoyen Georges-Jacques
Danton, député à la Convention ... lequel nous a requis ... de
procéder à la levée des dits scellés ... apposés après le décès
de la dite dame (_the word “citoyenne” is evidently still a
little unfamiliar_) Antoinette Charpentier....
“Ensuite à la réquisition des parties nous nous sommes ...
transportés dans une maison, rue du Pæon, Hotel de Tours ... où
il a été procédé à l’estimation d’un cabriolet, d’un cheval,
d’une jument et harnais.... Le C. Antoine-François Charpentier,
notaire, demeurant rue du l’Arbre-Sec, a comparu ... et le C.
François-Jerome Charpentier, nᵒ. 3 Quai de l’École....”
(_The rest of the document is a long account of the raising of
the seals on various occasions, from March 1 to April 5. It
contains nothing of interest._)
(_b_) SUMMARY OF THE INVENTORY TAKEN IN DANTON’S HOUSE AFTER HIS FIRST WIFE’S DEATH, _25th February 1793_.
“L’an mil sept cent quatre vingt-treize, le deuxième de la
République française, le vingt-cinq février, huit heures du
matin.
“A la requête de Georges-Jacques Danton, député a la Convention
Rationale, demeurant, etc. ... il va être par lesdits notaires
a Paris soussignés, procédé à l’inventaire de tous les biens,
meubles, &c.... dans les lieux composant l’appartement du
premier étage d’une maison située a Paris, rue des Cordeliers,
passage du Commerce, appartenant au Sieur Boullenois.”
(_Here follow the details of the Inventory, of which I give a
summary in English._)
Livres
_In the Cellar._—Three pieces of Burgundy, 62 bottles
of claret, 92 bottles of Burgundy, a small barrel of
white wine 600
_In the Kitchen._—The usual _batterie de cuisine_ of a
French household, enumerated in detail, and valued at 208
_In the Pantry and Offices of the Kitchen._—A few chairs,
a pair of scales, cups, saucers, and so forth 98
_In a Bedroom adjoining, and giving on the Cour de
Commerce._—The usual furniture; probably a dressing-room.
Here was the watch found on Danton after his execution,
his writing-table, &c.: the whole, including dishes in
the cupboard and a stove 264
_In a larger Bedroom giving on the Rue des
Cordeliers._—After the usual furniture, a small
piano, a guitar, two looking-glasses, and a writing-table 990
_In a little Room opening out of this._—Usual furniture
of a small study or boudoir, furnished in the white
wood of the period 470
_In the Drawing-room._—The furniture, mostly grey and
white, no piece worth any special mention 992
A large cupboard near the chimney contained some summer
clothes put away, and the sword which Danton had worn
in the old Bataillon of the Cordeliers. The whole
valued at 332
_In a little Room looking on an inner court_ (evidently
used as a Library, the list of whose books will be found
on p. 380):—Furniture, chiefly bookcases, to the value of 160
_In a little Lumber-room._—Three empty trunks and a bed 16
_In two little Rooms adjoining._—Furniture (mostly put away) 214
The rest of the inventory mentions the household linen, the
clothes, the plate, and the jewels. The summary is as follows:—
Household linen, in all 734
Clothes, including every item 925
Plate, including several wedding presents, marked with
initials 291
Knives and forks other than plate 20
Jewellery (including two women’s rings, set with brilliants,
and a wedding-ring) 509
This gives us the whole value of the furniture, clothing, &c.,
in the house, and it amounts to a total of just over 9000
livres, that is, about £360. There was £50 in money in the
house, which he had left with his wife before going off to
Belgium.
(_c_) EXTRACTS FROM THE RAISING OF THE SEALS AFTER DANTON’S DEATH.
“L’an trois de la République une et indivisible, cejourd’hui
vingt-cinq messidor, neuf heures de matin, à la requête du
bureau du Domaine national du département de Paris et en
vertu de son arrêté en _datte_ du seize susdit mois, signé
Rennesson et Guillotin, portant nomination de nous Jourdain,
pour en notre qualité de commissaire dudit bureau, à l’effet
de nous transporter, assisté de deux commissaires civils de
la section du Théâtre-Français, et d’un commissaire de toute
autorité constituée qui aurait fait apposer des scellés dans la
demeure de feu Jacques-Georges Danton, condamné à mort le seize
germinal, an deuxième, par le Tribunal Révolutionnaire établi à
Paris, y procéder à la levée d’iceux, et pareillement à celle
de ceux dudit bureau du domaine national en ladite demeure,
sise rue des Cordeliers, nᵒ 24, le tout en présence du citoyen
Charpentier, beau-père dudit feu Danton et tuteur d’Antoine et
François-Georges Danton, enfants mineurs dudit _deffunt_, et de
la citoyenne feue Antoinette-Gabrielle Charpentier, fille dudit
citoyen Charpentier, ayeul et tuteur desdits mineurs; faire
ensuite concurremment avec ledit tuteur, et en présence de la
citoyenne seconde femme en secondes noces dudit Danton, ou de
son fondé de pouvoir, le recollement des meubles et effets
dudit _deffunt_ sur l’inventaire qui en a été précédemment
fait, ensuite mettre le logement cy-dessus désigné, et
pareillement les titres et papiers, meubles et effets qui se
trouveront à la disposition dudit citoyen Charpentier au nom et
qualité qu’il procède, moyennant décharge valable, destituer le
gardien préposé à la garde des scellés, duquel remise lui sera
faite par extrait de ladite destitution.
“Nous, Jean-Baptiste Jourdain cy-dessus _qualiffié_,
demeurant audit Paris, rue de la Liberté, nᵒ 86, section du
Théâtre-Français.
“Étant accompagné des citoyens Beurnier et Leblanc,
commissaires adjoints au comité civil de la susdite section,
requis par nous audit comité civil, sommes ensemble et en vertu
de l’arrêté ci-dessus _datté_, transporté en la demeure sus
_ditte_, rue des Cordeliers, _ditte_ de l’_Écolle_ de Santé,
audit nᵒ 24, entré de la cour du Commerce, où étant nous avons
requis le citoyen Desgranges, gardien, de nous faire ouverture
lors de l’intervention dudit citoyen Charpentier et de la
citoyenne Gély, seconde femme dudit Danton....
“Clos le présent à deux heures de relevée dudit jour,
vingt-cinq messidor, an troisième de la République une et
indivisible, et ont lesdits citoyens Charpentier et Gély,
ainsi que nos adjoints et ledit citoyen Desgranges, signés
le présent avec nous, après lecture, approuvé trente-neuf
mots rayés comme nuls, ainsi signés Gély, Charpentier Le
Blanc, Desgranges, Jourdain et Beurnier. Plus bas est écrit.
Enregistré à Paris, le premier thermidor an 3ᵒ. Reçu quatre
livres. Signé Caron. Deux mots rayés nuls à la présente.
“Pour _coppie_ conforme, délivrée par nous, membres du bureau
du Domaine national du département de Paris.
“A Paris, le sept thermidor an troisième de la Republique une
et indivisible.
Signé RENESSON, DUCHATEL.
“Collationné à l’original, déposé aux archives de Seine-et-Oise.
_L’archiviste_,
SAINTE-MARIE MÉVIL.”
The lack of education in the Robespierrian functionary is worth noting.
VIII
CATALOGUE OF DANTON’S LIBRARY
No part of the very scanty evidence we possess upon Danton’s personal life and habits is of more value than this little list. It is the small and carefully chosen bookcase of a man thoroughly conversant with English and Italian as well as with his own tongue. He buys a work in the original almost invariably, and collects, in a set of less than two hundred works, classic after classic. He has read his Johnson and his Pope; he knows Adam Smith; he has been at the pains to study Blackstone. It must be carefully noted that every book he bought was his own choice. There were only a few legal summaries at the old home at Arcis, and Danton was a man who never had a reputation for learning or for letters, still less had he cause to buy a single volume for effect. I know of few documents more touching than this catalogue, coming to the light after seventy years of silence, and showing us the mind of a man who was cut off suddenly and passed into calumny. He had read familiarly in their own tongues Rabelais and Boccaccio and Shakespeare.
_The following volumes are in English_:—
A translation of Plutarch’s Lives 8 vols.
Dryden’s translation of Virgil 4 ”
Shakespeare 8 ”
Pope 6 ”
Sussini’s Letters 1 vol.
The Spectator 12 vols.
Clarissa Harlowe 8 ”
A translation of Don Quixote (probably Smollett’s) 4 vols.
” ” Gil Blas 4 ”
Essay on Punctuation 1 vol.
Johnson’s Dictionary (in folio) 2 vols.
Blackstone 1 vol.
Life of Johnson 2 vols.
Adam Smith’s “Wealth of Nations” (number of vols.
given as 23, probably an error)
Robertson’s History of Scotland 2 ”
” ” America 2 ”
Works of Dr. Johnson 7 ”
_The following are in Italian_:—
(The names are not given in Italian by the lawyer, and I can only follow his version.)
Venuti: History of Modern Rome 2 vols.
Guischardini: History of Italy 4 ”
Fontanini: Italian Eloquence 3 ”
Denina’s Italian Revolutions 2 ”
Caro’s translation of Virgil 2 ”
Boccaccio’s Decameron 2 ”
Ariosto 5 ”
Boiardi’s edition of the “Orlando Furioso” 4 ”
Métastase (?) 8 ”
Dalina (?) 7 ”
Reichardet (?) 3 ”
Davila: History of the French Civil Wars 2 ”
“Letters on Painting and Sculpture” 5 ”
Il Morgante de Pulci, 12 mo 3 ”
_The remainder (except one or two legal books and classics) are in French._
Métamorphoses d’Ovide, traduit par Banier, in 4to 4 vols.
Œuvres de Rousseau, 4to 16 ”
Maison Rustique, 4to 2 ”
Lucrèce, traduit par La Grange, 8vo 2 ”
Amours de Daphnis et Chloé, 4to, Paris, 1745
Œuvres de Lucien, traduit du grec, 8vo 6 ”
— de Montesquieu, 8vo 5 ”
— de Montaigne, 8vo 3 ”
— de Malby, 8vo 13 ”
— Complètes d’Helvétius, 8vo 4 ”
Philosophie de la nature, 8vo 7 ”
Histoire Philosophique, de l’Abbé Raynal, 8vo 10 ”
Œuvres de Boulanger, 8vo 5 ”
Caractères de la Bruyère, 8vo 3 ”
Œuvres de Brantôme, 8vo 8 ”
— de Rabelais, 8vo 2 ”
Fables de La Fontaine, avec les figures de Fessard, 8vo 6 ”
Contes de La Fontaine, avec belles figures, 8vo 2 ”
Œuvres de Scarron, 8vo 7 ”
— de Piron, 8vo 7 ”
— de Voltaire, 12mo 91 ”
Lettres de Sévigné, 12mo 8 ”
Œuvres de Corneille, 12 mo 6 ”
— de Racine, 12mo 3 ”
— de Gresset, 12mo 2 ”
— de Molière, 12mo 8 ”
— de Crébillon, 12mo 3 ”
— de Fiévé (sic), 12 mo 5 ”
— de Regnard, 12mo 4 ”
Traité des Délits, 12mo 1 vol.
Le Sceau Enlevé, 12mo 3 vols.
Tableau de la Révolution Française, 13 cahiers
Dictionnaire de Bayle, folio 5 vols.
César de Turpin, 4to 3 ”
Œuvres de Pasquier, folio 2 ”
Histoire de France de Velly, Villaret et Garnier, 12mo 30 ”
Histoire du P. Hénault, 8vo 25 ”
— Ecclésiastique de Fleury, 4to 25 ”
— d’Angleterre de Rapin, 4to 16 ”
Dictionnaire de l’Académie, 4to 2 ”
Corpus Doctorum, 4to 1 vol.
Dictionnaire Historique, 8vo 8 vols.
Abrégé de l’Histoire des Voyages, 8vo 23 ”
Dictionnaire d’Histoire Naturelle de Bomard, 8vo 15 ”
Virgile de Desfontaines, 8vo 4 ”
Œuvres de Buffon, 12mo, figures 58 ”
Hérodote de Larcher, 8vo 7 ”
Œuvres de Démosthenes et d’Eschyle, par Auger, 4to 4 ”
Histoire Ancienne de Rollin, 12mo 14 ”
Cours d’Etudes de Condillac, 12mo 16 ”
Histoire Moderne, 12 mo 30 ”
— du Bas-Empire, 12mo 22 ”
Corpus Juris Civilis, folio 2 ”
Encyclopédie par Ordre de Matières, toutes les
livraisons excepté la dernière (1).
The whole is valued at just over a hundred pounds (2800 livres).
IX
EXTRACTS FROM THE MEMOIR WRITTEN IN 1846 BY THE SONS OF DANTON
This memoir was written by Danton’s sons. Both survived him, the one by fifty-five, the other by sixty-four years (1849, 1858). Their fortune was restored to them by the Republic two years after their father’s death (13th April 1796). Their guardian, Charpentier (their maternal grandfather), died in 1804; they then were taken in by Danton’s mother, Mme. Recordain, who was still living at Arcis. She died in October 1813, a year in which the youngest came of age, and they sold out the greater part of the land in which Danton’s fortune had been invested, and appear to have put the capital into one of the new factories which sprang up after the peace. In 1832 we find them partners and heads of a cotton-spinning establishment at Arcis, which they maintain till their deaths. They left, unfortunately, no surviving sons.
The manuscript was written for Danton’s nephew, the son of a younger brother. This nephew became inspector of the University of Paris, and lent the MSS. to several historians, among others, Michelet and Bougeart. It finally passed into the possession of the latter, who gave it to Dr. Robinet. This writer printed it in the appendix of the “Vie Privée,” from which I take it.
It is not a precise historical document, such as are the official reports, receipts, &c., upon which much of this book depends. Thus, it ignores the dowry of Mdlle. Charpentier and the exact date of the second marriage; it is weak on some points, especially dates, but there attaches to it the interest due to the very quality from which these errors proceed—I mean its familiar reminiscences. While the memory of these men, advanced in life, is at fault in details, it is more likely to be accurate in the motives and tendencies it describes than are we of a hundred years later.
“Rien au monde ne nous est plus cher que la mémoire de notre
père. Elle a été, elle est encore tous les jours calomniée,
outragée d’une manière affreuse; aussi notre désir le plus
ardent a-t-il toujours été de voir l’histoire lui rendre
justice.
“Georges-Jacques Danton, notre père, se maria deux fois. Il
épousa d’abord en juin 1787, Antoinette-Gabrielle Charpentier,
qui mourut le 10 février 1793. Dans le cours de cette même
année 1793, nous ne pourrions pas indiquer l’époque precise,
il épousa, en secondes noces, Mademoiselle Sophie Gély, qui
vivait encore il y a deux ans (nous ne savons pas si elle
est morte depuis). Notre père en mourant ne laissa que deux
fils issus de son premier mariage. Nous sommes nés l’un le 18
juin 1790, et l’autre le 2 février 1792; notre père mourut le
5 avril 1794; nous n’avons donc pas pu avoir le bonheur de
recevoir ses enseignements, ses confidences, d’être initiés à
ses pensées à ses projets. Au moment de sa mort tout chez lui
a été saisi, confisqué, et plus tard, aucun de ses papiers, à
l’exception de ses titres de propriété, ne nous a été rendu.
Nous avons été élevés par M. François-Jérôme Charpentier, notre
grand-père maternel et notre tuteur. Il ne parlait jamais
sans attendrissement de Danton, son gendre. M. Charpentier,
qui habitait Paris, y mourut en 1804, à une époque où, sans
doute, il nous trouvait encore trop jeunes pour que nous
puissions bien apprécier ce qu’il aurait pu nous raconter de
la vie politique de notre père, car il s’abstint de nous en
parler. Du reste, il avait environ quatre-vingts ans quand il
mourut; et, dans ses dernières années, son esprit paraissait
beaucoup plus occupé de son avenir dans un autre monde que de
ce qui s’était passé dans celui-ci. Après la mort de notre
grand-père Charpentier, M. Victor Charpentier, son fils, fut
nommé notre tuteur. Il mourut en 1810. Quoiqu’il habitât
Paris, nous revînmes en 1805 à Arcis, pour ne plus le quitter.
La fin de notre enfance et le commencement de notre jeunesse
s’y écoulèrent auprès de la mère de notre père. Elle était
affaiblie par l’âge, les infirmités et les chagrins. C’était
toujours les yeux remplis de larmes qu’elle nous entretenait
de son fils, des innombrables témoignages d’affection qu’il
lui avait donnés, des tendres caresses dont il l’accablait.
Elle fit de fréquents voyages à Paris; il aimait tant à la
voir à ses côtés! Il avait en elle une confiance entière; elle
en était digne, et, s’il eût eu des secrets, elle les eût
connus, et nous les eussions connus par elle. Très souvent
elle nous parlait de la Révolution; mais, en embrasser tout
l’ensemble d’un seul coup d’œil, en apprécier les causes, en
suivre la marche, en juger les hommes et les événements, en
distinguer tous les partis, deviner leur but, démêler les fils
qui les faisaient agir, tout cela n’était pas chose facile,
on conviendra: aussi, quoique la mère de Danton eût beaucoup
d’intelligence et d’esprit, on ne sera pas surpris que, d’après
ses récits, nous n’ayons jamais connu la Révolution que d’une
manière extrêmement confuse...
“Sa mère, d’accord avec tous ceux qui nous ont si souvent parlé
de lui pour l’avoir connu, et que notre position sociale ne
fera, certes, pas suspecter de flatterie, sa mère nous l’a
toujours dépeint comme le plus honnête homme que l’on puisse
rencontrer, comme l’homme le plus aimant, le plus franc, le
plus loyal, le plus désintéressé, le plus généreux, le plus
dévoué à ses parents, à ses amis, à son pays natal et à sa
patrie. Quoi d’étonnant, nous dira-t-on? Dans la bouche d’une
mère, que prouve un pareil éloge? Rien, sinon qu’elle adorait
son fils. On ajoutera: Est-ce que pour juger un homme la
postérité devra s’en rapporter aux déclarations de la mère
et des fils de cet homme? Non, sans doute, elle ne le devra
pas, nous ne convenons. Mais aussi, pour juger ce même homme
devra-t-elle s’en rapporter aux déclarations de ses ennemis?
Elle ne le devra pas davantage. Et pourtant que ferait-elle si,
pour juger Danton, elle ne consultait que les ‘Mémoires’ de
ceux qu’il a toujours combattus?...
“On a reproché à Danton d’avoir exploité la Révolution pour
amasser scandaleusement une fortune énorme. Nous allons prouver
d’une manière incontestable que c’est à très grand tort qu’on
lui a adressé ce reproche. Pour atteindre ce but, nous aliens
comparer l’état de sa fortune au commencement de la Révolution
avec l’état de sa fortune au moment de sa mort.
“Au moment où la Révolution éclata, notre père était avocat aux
conseils du Roi. C’est un fait dont il n’est pas nécessaire de
fournir la preuve: ses ennemis eux-mêmes ne le contestent pas.
Nous ne pouvons pas établir d’un manière précise et certaine
ce qu’il possédait à cette époque, cependant nous disons que,
s’il ne possédait rien autre chose (ce qui n’est pas prouvé)
_il possédait au moins sa charge_, et voici sur ce point notre
raisonnement:—
“(1ᵒ) Quelques notes qui sont en notre possession nous prouvent
que Jacques Danton, notre grand-père, décédé a Arcis, le 24
février 1762, laissa des immeubles sur le finage de Plancy et
sur celui d’Arcis, il est donc présumable que notre père, né
le 26 octobre 1759, et par consequent resté mineur en très bas
âge, a dû posséder un patrimoine quelconque, si modique qu’on
veuille le supposer.”...
[Here follow guesses as to how he paid for his place in the
_Conseils_. They are of no importance now, as we possess
the documents which give us this (p. 365). The only point
of interest in the passage omitted is the phrase, “probably
our mother brought some dowry.” We know its amount (p. 366),
but the sentence is an interesting proof of the complete
dislocation which Germinal produced in the family.]
“Nous allons établir que ce qu’il possédait au moment de sa
mort n’était que l’équivalent à peu près de sa charge d’avocat
aux conseils. Nous n’avons jamais su s’il a été fait des actes
de partage de son patrimoine et de celui de ses femmes, ni, si,
au moment de la confiscation de ses biens, il en a été dressé
inventaire, mais nous savons très-bien et très-exactement ce
que nous avons recueilli de sa succession, et nous allons le
dire, sans rester dans le vague sur aucun point, car c’est ici
que, comme nous l’avons annoncé, nos arguments vont être basés
sur des actes authentiques.
“Nous ferons observer que l’état que nous allons donner
comprend sans distinction ce qui vient de notre père et de
notre mère.
“Une loi de février 1791 ordonna que le prix des charges et
offices supprimés serait remboursé par l’État aux titulaires.
La charge que Danton possédait était de ce nombre. Nous n’avons
jamais su, pas même approximativement, combien elle lui avait
coûté. Il en reçut le remboursement sans doute, car précisément
vers cette époque, il commença à acheter des immeubles dont
voici le detail:—
“Le 24 mars 1791, il achète aux enchères, moyennant
quarante-huit mille deux cents livres, un bien national
provenant du clergé, consistant en une ferme appelée
Nuisement, située sur le finage de Chassericourt, canton de
Chavanges, arrondissement d’Arcis, département de l’Aube, à
sept lieues d’Arcis.... Danton avait acheté cette ferme la
somme de quarante-huit mille deux cents, ci
48,200 liv.
------
A reporter 48,200 liv.
“12 avril 91.—II achète aux enchères du district d’Arcis, par
l’entremise de maître Jacques Jeannet-Boursier....
[Then follows a list of purchases made in the month of April
1791, of which the most important is an extension to the house
at Arcis—the total of these is 33,600 livres; and in October
1791 a few acres of land in the town and a patch of wood for
3160 livres. Then follows the sum total.]
“Total du prix de toutes les acquisitions d’immeubles
faites par Danton en mil sept cent quatre-vingt-onze:
quatre-vingt-quatre mille neuf cent soixante livres, ci
84,960 liv.
“On doit remarquer qu’il est présumable que la plus grande
partie de ces acquisitions a dû être payée en assignats qui,
à cette époque, perdaient déjà de leur valeur et dont, par
conséquent, la valeur nominale était supérieure à leur valeur
réelle en argent, d’où il résulterait que le prix réel en
argent des immeubles ci-dessus indiqués aurait été inférieur à
84,960 livres.
“Depuis cette dernière acquisition du 8 novembre 1791 jusqu’à
sa mort, Danton ne fit plus aucune acquisition importante:—...
[Here then is what Danton left.]
“(1ᵒ) La ferme de Nuisement (vendue par nous le 23 juillet
1813);
“(2ᵒ) Sa modeste et vieille maison d’Arcis, avec sa dépendance,
le tout contenant non plus 9 arpents, 3 denrées, 14 carreaux
(ou bien 4 hectares, 23 ares, 24 centiares) seulement, comme
au 13 avril 1791, époque où il en fit l’acquisition de
Mademoiselle Piot, mais par suite des additions qu’il y avait
faites, 17 arpents, 3 denrées, 52 carreaux (ou bien 786 ares,
23);
“(3ᵒ) 19 arpents, 1 denrées, 41 carreaux (898 ares, 06) de pré
et saussaie;
“(4ᵒ) 8 arpents, 1 denrée, 57 carreaux (369 ares, 96) de bois;
“(5ᵒ) 2 denrées, 40 carreaux (14 ares, 07) de terre située dans
l’enceinte d’Arcis.
“Nous déclarons à qui voudra l’entendre et au besoin nous
déclarons _sous la foi du serment_, que nous n’avons recueilli
de la succession de Georges-Jacques Danton, notre père,
et d’Antoinette-Gabrielle Charpentier, notre mère, rien,
absolument rien autre chose que les immeubles dont nous venons
de donner l’état, que quelques portraits de famille et le buste
en plâtre de notre mère, lesquels, longtemps après la mort de
notre second tuteur, nous furent remis par son épouse, et que
quelques effets mobiliers qui ne méritent pas qu’on en fasse
l’énumeration ni la description, mais que nous n’en avons
recueilli aucune somme d’argent, aucune créance, en un mot rien
de ce qu’on appelle valeurs mobilières, à l’exception pourtant
d’une rente de 100 fr. 5 p. 100 dont MM. Defrance et Détape,
receveurs de rentes à Paris, rue Chabannais, nᵒ 6, ont opéré la
vente pour nous le 18 juin 1825, rente qui avait été achetée
pour nous par l’un de nos tuteurs....
“On pourra nous faire une objection qui mérite une réponse; on
pourra nous dire: Vous n’avez recueilli de la succession de
votre père et de votre mère que les immeubles et les meubles
dont vous venez de faire la déclaration, mais cela ne prouve
pas que la fortune de votre père, au moment de sa mort, ne se
composât que de ces seuls objets; car sa condamnation ayant
entraîné la confiscation de tous ses biens sans exception, la
République a pu en vendre et en a peut-être vendu pour des
sommes considérables. Vous n’avez peut-être recueilli que ce
qu’elle n’a pas vendu.
“Voici notre réponse:—
“Les meubles et les immeubles confisqués à la mort de notre
père dans le département de l’Aube et non vendus, furent remis
en notre possession par un arrêté de l’administration de ce
département, en date du 24 germinal an IV. (13 avril 1796),
arrêté dont nous avons une copie sous les yeux, arrêté pris
en conséquence d’une pétition présentée par notre tuteur,
arrêté basé sur la loi du 14 floréal an III. (3 mai 1795), qui
consacre le principe de la restitution des biens des condamnés
par les tribunaux et les commissions révolutionnaires, basé
sur la loi du 21 prairial an III. (9 juin 1795), qui lève le
séquestre sur ces biens et en règle le mode de restitution;
enfin, arrêté basé sur la loi du 13 thermidor an III. (31
juillet 1795), dont il ne rappelle pas les dispositions.
“L’administration du département de l’Aube, dans la même
délibération, arrête que le produit des meubles et des
immeubles qui ont été vendus et des intérêts qui ont été perçus
depuis le 14 floréal an III. (3 mai 1795), montant à la somme
de douze mille quatre cent cinq livres quatre sous quatre
deniers, sera restitué à notre tuteur, en bons au porteur
admissibles en payement de domaines nationaux _provenant
d’émigrés seulement_. Nous ne savons pas si notre tuteur reçut
ces bons au porteur; s’il les reçut, quel usage il en fit;
nous savons seulement qu’il n’acheta pas de biens d’émigrés.
Il résulte évidemment de cet arrêté de l’administration du
département de l’Aube, que dans ce département le produit des
meubles et immeubles provenant de Danton et vendus au profit de
la République, ne s’est pas élevé au-dessus de 12,405 livres
4 sous 4 deniers. C’était le total de l’état de réclamation
présenté par notre tuteur dans sa pétition, et tout le monde
pensera, comme nous, qu’il n’aura pas manqué de faire valoir
tous nos droits. On peut remarquer que dans cet arrêté il
est dit que ces 12,405 livres sont le montant du produit des
meubles et des immeubles vendus, et des _intérêts_ qui ont été
perçus depuis le 14 floréal an III. (3 mai 1795).... Mais si
d’un côté on doit ajouter 12,405 livres, d’un autre côté on
doit retrancher 16,065 livres qui restaient dues aux personnes
qui ont vendu à notre père les immeubles dont nous avons
hérité....
“Il est donc établi d’abord que dans le département de l’Aube,
le prix des meubles et des immeubles qui ont été vendus n’a pas
pu s’élever au-dessus de 12,405 livres; ensuite que notre père,
au moment de sa mort, devait encore 16,065 livres sur le prix
d’acquisition des immeubles qu’il y possédait....
“Maintenant nous allons citer quelques faits _authentiques_ qui
pourront faire apprécier la bonté de son cœur. Nous avons vu
précédemment que ce fut en mars et en avril 1791 qu’il acheta
la majeure partie, on pourrait même dire la presque totalité
des immeubles qu’il possédait quand il mourut.
“Voici un des sentiments qui agitaient son cœur en mars et en
avril 1791. Il désirait augmenter la modeste aisance de sa
mère, de sa bonne mère qu’il adorait. Veut-on savoir ce qu’il
s’empressa de faire à son entrée en jouissance de ces immeubles
qu’il venait d’acheter? Jetons un regard sur l’acte que nous
tenons dans les mains. Il a été passé le 15 avril 1791 (deux
jours après la vente faite à Danton par Mademoiselle Piot)
par-devant Mᵉ Odin que en a gardé la minute, et Mᵉ Étienne son
collègue, notaires à Troyes. Danton y fait donation entre-vifs,
pure, simple et irrévocable, à sa mère de six cents livres de
rentes annuelles et viagères, payables de six mois en six mois,
dont les premiers six mois payables au 15 octobre 1791. Sur
cette rente de 600 livres, Danton veut qu’en cas de décès de sa
mère, 400 livres soient reversibles sur M. Jean Recordain, son
mari (M. Recordain était un homme fort aisé lorsqu’il épousa
la mère de Danton; il était extrêmement bon, sa bonté allait
même jusqu’à la faiblesse, puisque, par sa complaisance pour de
prétendus amis dont il avait endossé des billets, il perdit une
grande partie de ce qu’il avait apporté en mariage, néanmoins
c’était un si excellent homme, il avait toujours été si bon
pour les enfants de Jacques Danton, qu’ils le regardaient comme
leur véritable père; aussi Danton, son beau-fils, avait-il pour
lui beaucoup d’affection). Le vif désir que ressent Danton de
donner aux donataires des marques certaines de son amitié pour
eux, est la seule cause de cette donation. Cette rente viagère
est à prendre sur la maison et sur ses dépendances, situées à
Arcis, que Danton vient d’acquérir le 13 avril 1791. Tel fut
son premier acte de prise de possession.
“On remarquera que cette propriété, au moment où Mademoiselle
Piot la vendit, était louée par elle à plusieurs locataires qui
lui payaient ensemble la somme de 600 livres annuellement. Si
Danton eût été riche et surtout aussi riche que ses ennemis ont
voulu le faire croire, son grande cœur ne se fût pas contenté
de faire à sa mère une pension si modique. Pour faire cette
donation Danton aurait pu attendre qu’il vint à Arcis; mais
il était si pressé d’obéir au sentiment d’amour filial qu’il
éprouvait que, dès le 17 mars 1791, il avait donné à cet effet
une procuration spéciale à M. Jeannet-Bourcier, qui exécuta son
mandat deux jours après avoir acheté pour Danton la propriété
de Mademoiselle Piot. Aussitôt que la maison était devenue
vacante et disponible, Danton, qui aimait tant être entouré de
sa famille, avait voulu que sa mère et son beau-père vinssent
l’habiter, ainsi que M. Menuel, sa femme et leurs enfants (M.
Menuel avait épousé la sœur aînée de Danton).
“Au 6 août 1792 Danton était a Arcis; on était à la veille d’un
grand événement qu’il prévoyait sans doute. Au milieu des mille
pensées qui doivent alors l’agiter, au milieu de l’inquiétude
que doivent lui causer les périls auxquels il va s’exposer,
quelle idée prédomine, quelle crainte vient l’atteindre? Il
pense à sa mère, il craint de n’avoir pas suffisamment assuré
son mort et sa tranquillité; en voici la preuve dans cet acte
passé le 6 août 1792 par-devant Mᵉ Finot, notaire à Arcis.
Qu’y lit-on? ‘Danton voulant donner à sa mère des preuves des
sentiments de respect et de tendresse qu’il a toujours eus pour
elle, il lui assure, sa vie durant, une habitation convenable
et commode, lui fait donation entre-vifs, pure, simple et
irrévocable, de l’usufruit de telles parts et portions
qu’elle voudra choisir dans la maison et dépendances situées
à Arcis, rue des Ponts, qu’il a aquise de Mademoiselle Piot
de Courcelles, et dans laquelle maison sa mère fait alors sa
demeure, et de l’usufruit de trois denrées de terrain à prendre
dans tel endroit du terrain qu’elle voudra choisir, pour jouir
desdits objets à compter du jour de la donation. Si M. Jean
Recordain survit à sa femme, donation lui est faite par le même
acte de l’usufruit de la moitié des objets qu’aura choisis et
dont aura joui sa femme....
“Voici encore une pièce, peu importante en elle-même à la
vérité, mais qui honore Danton et qui prouve sa bonté: c’est
un pétition en date du 30 thermidor an II. (17 août 1794),
adressée aux citoyens administrateurs du département de Paris,
par Marguerite Hariot (veuve de Jacques Geoffroy, charpentier
à Arcis), qui expose que par acte passé devant Mᵉ Finot,
notaire à Arcis, le 11 décembre 1791, Danton, dont elle était
la nourrice, lui avait assuré et constitué une rente viagère
de cent livres dont elle devait commencer à jouir à partir du
jour du décès de Danton, ajoutant que, de son vivant, il ne
bornerait pas sa générosité à cette somme. Elle demande, en
conséquence, que les administrateurs du département de Paris,
ordonnent que cette rente viagère lui soit payée à compter du
jour du décès et que le principal en soit prélevé sur ses biens
confisqués au profit de la République. Nous ne savons pas ce
qui fut ordonné. Cette brave femme, que notre père ne manquait
jamais d’embrasser avec effusion et à plusieurs reprises
chaque fois qu’il venait à Arcis, ne lui survécut que pendant
peu d’années.
“La recherche que nous avons faite dans les papiers qui nous
sont restés de la succession de notre grand’mère Recordain,
papiers dont nous ne pouvons pas avoir la totalité, ne nous
a fourni que ces trois pièces _authentiques_ qui témoignent
en faveur de la bonté de Danton dans sa vie privée. Quant
aux traditions orales que nous avons pu recueillir, elles
sont en petit nombre et trop peu caractéristiques pour être
rapportées. Nous dirons seulement que Danton aimait beaucoup
la vie champêtre et les plaisirs qu’elle pent procurer. Il ne
venait à Arcis que pour y jouir, au milieu de sa famille et de
ses amis, du repos, du calme et des amusements de la campagne.
Il disait dans son langage sans recherche, à Madame Recordain,
en l’embrassant: ‘Ma bonne mère, quand aurai-je le bonheur de
venir demeurer auprès de vous pour ne plus vous quitter, et
n’ayant plus à penser qu’à planter mes choux?’
“Nous ne savons pas s’il avait des ennemis ici, nous ne lui
en avons jamais connu aucun. On nous a très-souvent parlé de
lui avec éloge; mais nous n’avons jamais entendu prononcer un
mot qui lui fût injurieux, ni même défavorable, pas même quand
nous étions au collège; là pourtant les enfants, incapables de
juger la portée de ce qu’ils disent, n’hésitent pas, dans une
querelle occasionnée par le motif le plus frivole, à s’adresser
les reproches les plus durs et les plus outrageants. Nos
condisciples n’avaient donc jamais entendu attaquer la mémoire
de notre pere, il n’avait donc pas d’ennemis dans son pays.
“Nous croyons ne pas devoir omettre une anecdote qui se
rapporte à sa vie politique. Nous la tenons d’un de nos amis
qui l’a souvent entendu raconter par son père, M. Doulet,
homme très recommandable et très digne de foi, qui, sous
l’Empire, fut longtemps maire de la ville d’Arcis. Danton
était à Arcis dans le mois de novembre 1793. Un jour, tandis
qu’il se promenait dans son jardin avec M. Doulet, arrive vers
eux une troisième personne marchant à grands pas, tenant un
papier à la main (c’était un journal) et qui, aussitôt qu’elle
fut à portée de se faire entendre, s’écrie: Bonne nouvelle!
bonne nouvelle! et elle s’approche.—Quelle nouvelle? dit
Danton.—Tiens, lis! les Girondins sont condamnés et exécutés,
répond la personne qui venait d’arriver.—Et tu appelles cela
une bonne nouvelle, malheureux? s’écrie Danton à son tour,
Danton, dont les yeux s’emplissent aussitôt de larmes. La mort
des Girondins une bonne nouvelle? Misérable!—Sans doute, répond
son interlocuteur; n’était-ce pas des factieux?—Des factieux,
dit Danton. Est-ce que nous ne sommes pas des factieux? Nous
méritons tous la mort autant que les Girondins; nous subirons
tous, les uns après les autres, le même sort qu’eux. Ce fut
ainsi que Danton, le Montagnard, accueillit la personne qui
vint annoncer la mort des Girondins, auxquels tant d’autres, en
sa place, n’eussent pas manqué de garder rancune....
“La France aujourd’hui si belle, si florissante, te placera
alors au rang qui t’appartient parmi ses enfants généreux,
magnanimes, dont les efforts intrépides, inouïs, sont
parvenus à lui ouvrir, au milieu de difficultés et de dangers
innombrables, un chemin à la liberté, à la gloire, au bonheur.
Un jour enfin, Danton, justice complète sera rendue à ta
mémoire! Puissent tes fils avant de descendre dans la tombe,
voir ce beau jour, ce jour tant désiré.”
DANTON.
X
NOTES OF TOPINO-LEBRUN, JUROR OF THE REVOLUTIONARY TRIBUNAL
The interest of these notes is as follows:—They are the only verbatim account of the trial which we possess. There are of course the official accounts (especially that of Coffinhal), and upon them is largely based the account in M. Wallon’s _Tribunal Révolutionnaire_; but these rough and somewhat disconnected notes, badly spelt and abbreviated, were taken down without bias, and as the words fell from the accused. Topino-Lebrun, the painter, was at that time thirty-one years of age, a strong Montagnard of course; he hesitated to condemn Danton, but was overborne by his fellows, especially by his friend and master David.
These notes were kept at the archives of the Prefecture of Police until the year of the war. In 1867 M. Labat made copies, and gave one to Dr. Robinet, and one to M. Clarétie. Each of these writers has used them in their works on the Dantonites. The original document was burnt when, in May 1871, the Commune attempted to destroy the building in which they were preserved.
There are given below only those portions which directly refer to Danton and his friends.
_Au président, qui lui demande ses nom, prénoms, âge et
domicile_, il répond: Georges-Jacques Danton, 34 ans, né a
Arcis-sur-Aube, département de l’Aube, avocat, député à la
Convention. Bientôt ma demeure dans le néant et mon nom au
Panthéon de l’histoire, quoi qu’on en puisse dire; ce qui est
très sûr et ce qui m’importe peu. Le peuple respectera ma tête,
oui, ma tête guillotinée!
SEANCE DE 14 GERMINAL (13 AVRIL).
[Westermann having asked to be examined, the judge said it was “une forme inutile.”]
_Danton._ Nous sommes cependant ici pour la forme.
_Vest. insiste._ Un juge vas (_sic_) l’interroger.
_Danton dit_: Pourvu qu’on nous donne la parole et largement,
je suis sûr de confondre mes accusateurs; et si le peuple
français est ce qu’il doit être, je serai obligé de demander
leur grâce.
_Camille._ Ah! nous aurons la parole, c’est tout ce que nous
demandons (grande et sincère gaieté de tous les députés
accusés).
_Danton._ C’est Barrère qui est patriote à present,
n’est-ce-pas? (Aux jurés)—C’est moi qui ai fait instituer le
tribunal, ainsi je dois m’y connaître.
_Vest._ Je demanderai à me mettre tout nu devant le peuple,
pour qu’on me voye. J’ai reçu sept blessures, toutes par
devant; je n’en ai reçu qu’une par derrière: mon acte
d’accusation.
_Danton._ Nous respecterons le tribunal, parceque, &c....
Danton montre Cambon et dit: Nous crois-tu conspirateurs? Voyez
il rit; il ne le croit pas. Écrivez qu’il a rit....
_Danton._ Moi vendu? un homme de ma trempe est impayable! La
preuve? Me taisais je lorsque j’ai défendu Marat; lorsque j’ai
été décrété deux fois sous Mirabeau; lorsque j’ai lutté contre
La Fayette?—Mon affiche, pour insurger, aux 5 et 6 octobre!
Que l’accusateur (Fouquier-Tinville) qui m’accuse d’après la
Convention, administre la preuve, les semi-preuves, les indices
de ma vénalité! J’ai trop servi; la vie m’est à charges. _Je
demande des commissionaires de la Convention pour recevoir ma
dénonciation sur le système de dictature._
J’ai été nommé administrateur par un liste triple, le dernier,
par de bons citoyens en petit nombre [that is, substitute in
December 1790].
Je forçai Mirabeau, aux Jacobins, de rester à son poste; je
l’ai combattu, lui qui voulait s’en retourner à Marseille.
Où es ce patriote, qu’il vienne, je demande a être confondu,
qu’il paraisse, j’ai empêché le voyage de Saint-Cloud, j’ai été
décrété de prise de corps pour le Champ de Mars.
J’offre de prouver le contraire [that is, the contrary of St.
Just’s statement that he was unmolested when he fled to Arcis]
et lisez la feuille de l’orateur: Des assassins furent envoyés
pour m’assassiner à Arcis, l’une a été arrêté.—Un huissier
vint pour mettre le décret à execution, je fuyais done, et le
peuple voulut en faire justice.—J’etais à la maison de mon
beau-père; on l’investit, on maltraita mon beau-frère pour moi,
je me sauvais (_sic_) à Londres, je suis revenu lorsque Garran
fut nommé. On offirit à Legendre 50,000 écus pour m’égorger.
Lorsque les Lameth ... devenu partisans de la cour, Danton
les combattit aux Jacobins, devant le peuple, et demanda la
République.
Sous la législature je dis: la preuve que c’est la cour qui
veut la guerre c’est qu’elle a [a word illegible] l’initiative
et la sanction. Que les patriotes se rallient et alors si nous
ne pouvons vous vaincre nous triompherons de l’Europe (?).
—Billaud-Varennes ne me pardonne pas d’avoir été mon
secrétaire. Quelle proposition avez-vous faite contre les
Brissotins?—La loi de Publicola! Je portai le cartel à Louvet,
qui refusa. Je manquai d’être assassiné à la Commune.—J’ai
dit a Brissot, en plein, Conseil, tu porteras la tête sur
l’echafaud, et je l’ai rappelé ici à Lebrun.
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Danton: A studyChapter XXI: Appendix: I (3)
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