Skip to content

Chapter II: Preface

Text size

Le Marechal FRENCH commandait en Chef l'Armee Britannique au debut de la Guerre.

Comme on le sait, les allemands ont cherche en 1914 a profiter de leur superiorite numerique et de l'ecrasante puissance de leur armement, pour mettre hors de cause les Armees Alliees d'Occident, par une manoeuvre enveloppante, aussi rapide que possible.

Apres avoir cherche en vain la decision a la MARNE, puis a l'AISNE et a la SOMME, ils la poursuivent successivement a ARRAS, sur l'YSER et a YPRES.

A mesure que dans cette course a la mer, le terrain disponible se restreint devant eux, les coups se precipitent et se repetent plus violents, les reserves s'engagent, de nouveaux Corps d'Armee entrent en ligne nombreux et intacts. La reddition d'ANVERS assure d'ailleurs a l'ennemi d'importantes disponibilites.

Mais deja l'Armee Belge, appuyee de troupes francaises, arrete les allemands sur l'YSER, de NIEUPORT a DIXMUDE. Apres avoir pris part aux actions de l'AISNE, l'Armee Britannique a ete transportee dans le Nord. C'est ainsi qu'elle s'engage progressivement de la BASSEE a YPRES, s'opposant partout a l'invasion.

Bref, les allemands, apres avoir vainement developpe leurs efforts de la Mer a la LYS, des le 15 octobre, sont dans l'obligation, a la fin du mois, de vaincre a YPRES, ou bien leur manoeuvre echoue definitivement, leur offensive expire en Occident et la Coalition reste debout.

Ainsi sont-ils amenes, sur ce point d'YPRES, dans une lutte acharnee, a concentrer leurs moyens, une forte artillerie lourde largement approvisionee, renforcee de minenwerfers, de corps d'armee nombreux et renouveles.

Quant aux Allies, ils sont reduits a recevoir le choc avec des effectifs restreints, des munitions comptees et rares, une faible artillerie lourde. Toute releve leur est interdite par la penurie de troupes, quelle que soit la duree de la bataille. Pour ne citer qu'un exemple, le premier corps britannique reste engage du 20 octobre au 15 novembre--au milieu des plus violentes attaques et malgre de formidables pertes.

Mais a cette derniere date la bataille etait gagnee. Les Allies avaient inflige un retentissant echec a l'ennemi: ils avaient sauve les communications de la Manche et par la fixe le sort et l'avenir de la Coalition.

Si l'union etroite du Commandement Allie et la valeur des troupes ont permis ces glorieux resultats, c'est que le Marechal FRENCH a deploye la plus_ _entiere droiture, la plus complete confiance, la plus grande energie: resolu a se faire passer sur le corps plutot qu'a reculer.

La Grande-Bretagne avait trouve en lui un grand soldat. Il avait maintenu ses troupes a la hauteur de celles de WELLINGTON.

Avec l'emotion d'un souvenir profond et toujours vivant, je salue le vaillant compagnon d'armes des rudes journees et les glorieux drapeaux Britanniques de la Bataille d'YPRES.

_Marechal de France_.

Comments

Log in to leave a comment.

1914Chapter II: Preface

0%2 min left in chapter